ARTHUR RIMBAUD: MA BOHÈME (Fantasie) – paris.fr

 

E lá me ia, as mãos nos bolsos furados,
E meu casaco era também o ideal.
Eu ia sob o céu, Musa! e te era leal;
Oh! lá! lá! que esplêndidos amores sonhados!

Minha única calça estava em frangalhos
— Pequeno Polegar sonhador, em minha fuga eu ia
Desfiando rimas e sob a Ursa Maior adormecia,
Ouvindo no céu o doce rumor das estrelas.

Sentado à beira das estradas eu as ouvia,
Belas noites de setembro em que eu sentia
O orvalho em meu rosto como um vinho forte;

Quando compondo em meio a sombras fantásticas,
Como uma lira eu puxava os elásticos
De meus sapatos gastos, um pé junto ao meu peito!

Tradução de LEONARDO MAGALHAENS.

4 Respostas

  1. Merci bien, cher ami. Embrassade.

  2. CARO LESCANO, AQUI VAI:

    ARTHUR RIMBAUD : “MA BOHEME (FANTAISIE)” – 1870
    (commentaire composé).
    Introduction
    En Septembre et Octobre 1870, Arthur Rimbaud trouve refuge à Douai chez son professeur de lettres Georges Izambard, à l’issue d’une fugue. Là, sur des cahiers d’écolier, il recopie avec application ses poèmes récents, dans l’espoir de les faire publier. Le poème d’Arthur Rimbaud intitulé “Ma Bohème” clôt le second des “cahiers de Douai”.
    C’est un sonnet, qui évoque les fugues du poète. Rimbaud y peint son autoportrait en coureur de chemins, ivre d’espace et de liberté. La nature, image féminine et fantastique, l’accueille et le protège comme une mère. Son bonheur, c’est la poésie. Et nous verrons qu’on peut aussi lire ce sonnet comme un petit manifeste théorique de Rimbaud sur sa conception de la poésie, une sorte d’art poétique.
    I – Autoportrait de l’artiste en coureur de chemins (ou en “clochard céleste” expression de Jack Kerouac, auteur américain de la « Beat Generation »)
    • Un autoportrait : Si l’on compare ce poème à d’autres textes du deuxième cahier de Douai qui relatent les fugues de l’été 70, on remarque une différence : ici, pas de “choses vues”, pas de rencontre comme dans “Le cabaret vert” ou dans “La Maline”. Rimbaud est lui-même au centre du poème. La première personne est omniprésente (8 fois “je”; 8 fois l’adjectif possessif mon, ma ou mes). Il se décrit : ses sensations, ses vêtements, l’une de ses attitudes à la fin du poème (quand il se décrit “assis au bord des routes”, affairé autour de ses “souliers blessés”).
    • Un vagabond : Rimbaud se plaît à se décrire en vagabond. Ses vêtements sont élimés (son “paletot” était si usé qu’il n’était plus qu’une “idée” de paletot (vers 2)). Ses poches sont “crevées” (v.1). Son pantalon est troué (v.5). Ses souliers sont abîmés par la marche (v.14). La comparaison avec le petit Poucet (vers 6) suggère l’errance. Le vers 7 indique qu’il dort à la belle étoile. On peut se demander dans quelle mesure cet auto-portrait est réaliste; dans quelle mesure nous n’assistons pas à la construction d’un mythe, où Rimbaud le fils de famille se métamorphose en un pauvre orphelin semblable aux personnages du poème “Les effarés”.
    • Un adolescent révolté, ivre d’espace et de liberté : le poème est placé sous le signe de l’énergie libératrice : les poches ne sont pas trouées mais “crevées”; non par les mains mais par les “poings” de l’adolescent. La révolte jette le jeune homme sur les routes : répétition de termes de mouvement : “Je m’en allais” (v.1), “j’allais” (v.3); “j’égrenais dans ma course” (v.6). L’espace semble s’ouvrir devant le marcheur : “le ciel, la grande ourse, les étoiles, les routes”. La destination du voyage n’est pas précisée. On marche dans le seul but de marcher. Ceci nous renvoie au sens du titre : le mot “Bohème” doit être pris dans un double sens, il désigne la vie d’artiste, insouciante et libre; mais Rimbaud se souvient que le premier sens du mot désigne la vie nomade, la vie errante des “bohémiens”(cf aussi. “Sensation” : “Et j’irai loin, très loin, comme un bohémien”) , des “gens du voyage”. Sa bohème à lui, vagabonde, ivre d’espace et de liberté (il faut donner un sens plein, au possessif “Ma”) le distingue de la bohème sédentaire des artistes parisiens, dont le romantisme a fait une mode et un cliché (cf. “Scènes de la vie de Bohème” de Murger – 1848) .
    • Un orphelin cherchant protection et amour auprès de la nature : L’adolescent en fugue se retrouve seul sur les routes et il parle de la nature comme si elle était pour lui tout seul, comme si elle lui appartenait. Noter l’usage des adjectifs possessifs : “Mes étoiles”; “Mon auberge était à la grande ourse”. La nature le protège, elle lui fournit son coucher (son “auberge”), la nourriture spirituelle où il puise sa force, où il se régénère (“des gouttes / de rosée à mon front, comme un vin de vigueur”). Elle est bienveillante : noter l’usage de l’adjectif “bon” dans “ces bons soirs de septembre”. Elle est femme : le jeune poète visionnaire perçoit la “musique des sphères” (image traditionnelle depuis la Renaissance pour exprimer l’impeccable fonctionnement de l’ordre cosmique) et il la décrit comme un froissement de robes dans le ciel (“Mes étoiles au ciel faisaient un doux frou-frou”). On peut y voir enfin une image maternelle : se comparant à un “Petit Poucet rêveur”, Rimbaud suggère l’idée de l’enfant abandonné à la recherche d’une mère de substitution qu’il trouve dans la nature.

    Transition :
    Mais ce sont ses “rimes”, équivalent rimbaldien des petits cailloux blancs du conte, qui lui ouvrent la voie du salut (vers 6-7). C’est avant tout dans la Poésie, par la poésie, que Rimbaud pense trouver le chemin du bonheur et de la liberté. L’analyse du texte ne serait pas complète si nous négligions cet aspect de son message. Arthur Rimbaud, vagabond et poète : voilà l’image que l’auteur s’attache à peindre de lui-même.

    II – Un art poétique :
    • L’idéal poétique : Le vers 3 compare l’adolescent en fugue à un chevalier servant (“féal”, qui rime avec “idéal”) courant l’aventure au service de sa “Muse”. La muse est le symbole de la poésie. Les rêves d’amour du vers suivant : “Oh! là là! que d’amours splendides j’ai rêvées!” peuvent donc être interprétés comme des rêves d’ambition littéraire. Rimbaud court les chemins pour y chercher l’inspiration poétique. Lorsqu’il s’arrête au bord de la route, c’est pour écrire : “j’égrenais dans ma course / des rimes” (v.6-7). L’errance, la pauvreté, apparaissent dès lors dans le second tercet comme une épreuve initiatique ouvrant au jeune poète la possibilité d’une idylle avec la muse : dans un paysage rendu “fantastique” par la tombée de la nuit (“au milieu des ombres”), Rimbaud se décrit à nouveau “rimant”. Les lacets de ses souliers (les “élastiques”) se transforment magiquement en cordes de la lyre, autre symbole traditionnel de la poésie, de la même façon que les citrouilles se transforment en carrosses dans les contes de fées.
    • une “fantaisie” : Rimbaud a donné comme sous-titre à son poème le nom “fantaisie”. Ce mot désigne traditionnellement dans le vocabulaire de l’art une œuvre suivant “plutôt les caprices de l’imagination que les règles de l’art” (dictionnaire de l’Académie, 1879). Rimbaud nous donne avec ce mot une indication de registre, facile à justifier. “Ma bohème” est bien une fantaisie, d’abord par son thème : l’errance insouciante et inspirée d’un jeune poète, la métamorphose “fantastique” (v.12) (les deux mots sont de la même famille) que l’imagination du poète impose au paysage (“ombres fantastiques”; “doux frou-frou” des étoiles). C’est aussi une fantaisie sur le plan de l’écriture poétique : par sa façon très libre de respecter les règles du sonnet, par le rythme capricieux qui chahute l’alexandrin, par son vocabulaire familier, ses images insolites, ses rimes cocasses.
    • un sonnet désinvolte : Rimbaud a choisi pour son poème la forme du sonnet, l’une des plus contraignantes de la poésie française. Mais il n’en respecte pas toutes les règles. La composition strophique est régulière (deux quatrains suivis de deux tercets), mais la tradition veut que les quatrains et les tercets constituent deux blocs en opposition sur le plan du sens. Ici, au contraire, la dernière phrase du second quatrain enjambe sur le premier tercet : une seule phrase du vers 7 au vers 14 (le manuscrit de Rimbaud reproduit dans les Classiques Hachette n°100 ne porte pas de point à la fin du vers 8; du point de vue du sens, le premier tercet prolonge bien l’idée du second quatrain : le poète écoute le bruit soyeux des étoiles). De même, pour les rimes des quatrains, Rimbaud respecte bien l’organisation en rimes embrassées mais il n’observe pas la règle de versification qui impose un seul jeu de rimes pour les deux quatrains : ici, il y en a deux ([vé/éal]; [ou/ours]). Enfin, tout sonnet est tendu vers son dernier vers qui, ici, est des plus loufoques (voir infra).
    • rythmes capricieux : Rimbaud s’ingénie à briser la régularité de l’alexandrin; il évite dans plusieurs vers de placer la coupe principale à l’hémistiche comme le veut la tradition (cf. vers 1; 3; 4; 7; 12; 13). Les vers concernés présentent des profils rythmiques dissymétriques : 1/11 (vers12); 3/6/3 (vers 4); 5/7 (vers 13). Les glissements fréquents d’un vers sur l’autre (rejets des vers 6-7, 10-11; enjambement des vers 13-14) permettent de mettre en relief des mots-clés (“des rimes” vers 7 ) et créent des accélérations inattendues. Ces inégalités conviennent à l’expression de la fantaisie, de l’errance sans but au hasard des chemins. Elles rapprochent le débit du poème de celui de la prose et contribuent par là au ton désinvolte du texte.
    • rimes insolites et jeux phonétiques : Rimbaud donne aussi l’impression de s’amuser beaucoup avec les mots. Par exemple dans la rime “fantastique/ élastique” ou dans la multiplication des rimes en [ou] : trou / frou-frou; course / ourse: gouttes /routes. Le froissement soyeux des étoiles est rendu par le triple [ou] de “doux frou-frou”. On ne jurerait pas que le bizarre pluriel “des lyres” ne soit pas là pour qu’on comprenne “délires”. Quant au mot “pied” dans “Un pied prés de mon cœur”, comment faut-il l’interprèter. Comme l’organe de la marche ou comme l’unité de mesure du vers ? Et le hiatus de “paletot aussi” … Il eût été si facile de le supprimer qu’on doit le considérer comme une laideur volontaire.
    • le mélange du noble et du familier : Une autre caractéristique “fantaisiste” est le mélange de motifs poétiques traditionnels, mieux : de véritables clichés romantiques (“Muse, lyre, ciel, étoiles, féal, amours splendides…”) avec un vocabulaire franchement prosaïque : culotte, large trou, poches crevées, paletot, élastiques, Oh ! là là!”. Ce mélange répond à un but parodique. Il s’agit pour Rimbaud d’affirmer son refus de la “vieillerie poétique” (comme il dit dans Une saison en enfer), d’ironiser sur lui-même, d’éviter un trop facile pathos. Ce mélange du noble et du familier culmine avec le dernier vers du poème : “de mes souliers blessés, un pied contre mon cœur”.
    • images insolites : Notons pour terminer le goût pour les images hardies, celles qui associent des registres différents : comparaison des “élastiques” avec des “lyres”; celles qui associent le concret à l’abstrait : “égrener des rimes”; “paletot idéal”.

    Conclusion :
    “Ma Bohême” occupe une place à part dans les premières poésies de Rimbaud. Placé en conclusion du second “Cahier de Douai”, il semble destiné par l’auteur à construire son propre mythe et à illustrer son programme poétique. L’auteur s’y peint comme un troubadour en guenilles, un poète-vagabond, un “clochard céleste”. Il ébauche en peu de mots toute une thématique que l’on retrouve dans l’œuvre entière : l’attrait du voyage, la pauvreté, la révolte, l’enfance, le conte, la mère-nature, l’amour, la poésie. Il expose une volonté de tordre un peu le cou aux vieilles règles de la poésie : il brise le rythme de l’alexandrin (bientôt, il n’en voudra plus du tout); il pousse la poésie aux limites de la prose (bientôt, il ne voudra plus écrire que de la prose); il refuse de se prendre trop au sérieux, joue avec les mots, parodie, casse les élans lyriques par une pirouette d’auto-dérision, un trait de langage oral ou un terme familier qui fait couac. C’est un manifeste pour une poésie nouvelle et iconoclaste.

    Ma Bohême (Fantaisie)
    Je m’en allais, les poings dans mes poches crevées ;
    Mon paletot aussi devenait idéal ;
    J’allais sous le ciel, Muse ! et j’étais ton féal ;
    Oh ! là là ! que d’ amours splendides j’ai rêvées !
    Mon unique culotte avait un large trou.
    – Petit-Poucet rêveur, j’égrenais dans ma course
    Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse.
    – Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou
    Et je les écoutais, assis au bord des routes,
    Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
    De rosée à mon front, comme un vin de vigueur ;
    Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,
    Comme des lyres, je tirais les élastiques
    De mes souliers blessés, un pied près de mon cœur !

    LE RECUEIL DU DOUAI EDITORA “ LIBRARIE ARTISTIQUE”
    ESTA É A OBRA E EDITORA (FRANCESA)

    TRADUÇÃO DO POEMA PARA O PORTUGUES: Leonardo de Magalhaens. Desta tradução do LEONARDO não há publicação impressa, só divulgação na WEB.
    O QUE É ORIGINALIDADE?
    – BREVE ENSAIO –
    (Leonardo de Magalhaens)
    Pensando numa resposta, lembrei-me do escritor Deck Carmona ao mostrar-me um quadro em seu estúdio. Eu via uma praia e algumas pedras, golpeadas pelas ondas espumantes. Ele começou então a apontar umas figuras, uns vultos humanos, dos quais eu nada percebera.

    Outro dia, um amigo começou a apontar umas construções, que ele só encontrara em meus textos e chegou a dizer que ali estava o meu toque, o que me fazia diferente.

    Lembrei em seguida do poeta e bardo Leonel Ferreira, que – segundo as boas críticas – faz uma interessante fusão de Cruz e Sousa e Fernando Pessoa, associando formalismo e subconsciência, em descrições grotescas e líricas de sua poesia beatnik-simbolista.

    Em todos estes casos podemos perceber traços do que ousaríamos denominar ‘originalidade’. Algo antes não encontrado e que se manifesta nas obras em ebulição. Tenho conhecimento de vários ‘work in progress’, obras em esboços, que quando prontas assombrarão o mundo – isso se o autor tiver mídia suficiente.

    Existe o caso da ‘originalidade do olhar’, ver, observar aspectos da realidade que ninguém antes percebeu – ou se percebeu, não soube expressar. Igualmente é perceptível a ‘originalidade de criação’, onde o autor cria algo diverso e nunca visto, fazendo brotar de sua espontaneidade efervescente o delírio do inefável – até que seja superado pelas novas gerações.

    Outra originalidade é aquela que surge da influência ou até mesmo da paródia, mas ultrapassa os mestres, e o neófito está pronto para seguir o caminho próprio. Mais do que lembrar o mestre, o aprendiz ‘original’ o supera. Assim aceitar a influência (a ‘angústia da influência’) até estar apto a transcendê-la, na construção do estilo próprio.

    Em todos os casos lembrados, existe um denominador comum: ter algo a dizer. Não algo a repetir, a perpetrar o mesmo.

    Seja original na visão, na forma, na técnica, na paródia, na influência, o neófito só será reconhecido por suas próprias palavras. Se Whitman leu Emerson, não ficou só na admiração. Se Baudelaire admirava Poe, não ficou só na bajulação. O gênio se manifesta no superar, na ousadia de subir nos ombros dos mestres, de construir algo além da sombra da autoridade destes.

    Assumir a influência é o primeiro passo. A muito tempo aceitei minha dívida para com Baudelaire, Poe, Whitman, Augusto dos Anjos, Fernando Pessoa. E, a partir daí, comecei a me livrar dos mesmos, até que o meu objetivo de criar a minha poesia seja alcançado.

    Se percebemos Cruz e Sousa em Leonel Ferreira, ou Kafka em Rodrigo Starling, ou Hemingway nos contos de Deck Carmona., é como um indício de esperança, de que os autores encontrem a si mesmos a partir das influências que reconhecem.

    Claro que existem ótimas paródias, ótimos discípulos – lembrando que Lovecraft nada seria sem Poe, e muito menos Ginsberg sem Whitman – mas vejo isso mais como uma exceção a regra – gente que conseguiu sobreviver à sombra dos grandes ciprestes, dos elevados mestres.

    Daí insistir que ser ‘original’ (sim! Isto é possível!) é ser capaz de dizer algo de maneira própria – se destacando no mar de faces e na maré de mesmice.
    LEONARDO DE MAGALHAENS.

    EM INGLES:

    My Bohemian Life (.Fantasy)

    I went off with my hands in my torn coat pockets;
    My overcoat too was becoming ideal;
    I travelled beneath the sky, Muse! and I was your vassal;
    Oh dear me! what marvellous loves I dreamed of!
    My only pair of breeches had a big whole in them.
    – Stargazing Tom Thumb, I sowed rhymes along my way.
    My tavern was at the Sign of the Great Bear.
    – My stars in the sky rustled softly.
    And I listened to them, sitting on the road-sides
    On those pleasant September evenings while I felt drops
    Of dew on my forehead like vigorous wine;
    And while, rhyming among the fantastical shadows,
    I plucked like the strings of a lyre the elastics
    Of my tattered boots, one foot close to my heart!
    – As translated by Oliver Bernard: Arthur Rimbaud, Collected Poems (1962)

  3. Quero conhecer a fonte: Em que obra está este poema, quem é o tradutor, qual a editora?

    1. ola sou Rômulo Gonçalves,musico,brasileiro,
      residente em França ha 11 anos,
      acabamos de masterizar o meu primeiro disco,
      colocamos Ma Bohême de Arthur Rimbaud em samba,
      ja esta gravada,ontem domingo 7 outubro,fabricamos a cobertura,a capa, do disco,
      modestia parte o disco esta muito bonito,
      foi gravado no Studio Sphère a Perigueux,a uma hora e meia de Bordeaux France,
      eu vos solicito a fim de poder encontrar Leonardo Magalhães,para pedir autorizaçao,
      da tradução de Ma Bohême,temos que entregar todo o material,para a impressora de discos o 15 outubro 2012,
      é muito importante.
      agradecido
      cordialmente
      Rômulo Gonçalves

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